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Catégorie : Recettes sucrées

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La veille des Rameaux, les Dauphinoises confectionnaient de très nombreux gâteaux secs. La recette était fort simple. Recette tirée de l’excellent ouvrage de Claude MULLER : “ Coutumes et traditions du Dauphiné, cuisine, jeux, costumes, chansons et danses ” Editions des 4 Signeurs, Editions de Bellande 1978.


Elles utilisaient de la farine, du lait, des oeufs et du sucre.

Elles étalaient la pâte ainsi obtenue sur la table, découpaient leurs gâteaux suivant le modèle du village et les faisaient cuire ensuite au four.

Généralement, elles prévoyaient un trou dans chaque gâteau afin de pouvoir le suspendre aux rameaux.

C'était le cas à Grenoble, Aoste, la Chapelle-de-la-Tour, Chîmilin, Porcieu-Amblagnieu et Vienne (où on les appelait~Craquolins), à Entre-deux-Guiers, dans toute la Valdaine et dans l'Oisans (où ils avaient reçu le nom de Craquelin).

A Monestier-de-Clermont et dans les communes voisines, les enfants suspendaient des gâteaux en forme de couronnes (le trou était très grand).

A Cognin, Fontaine, Sassenage, Noyarey, Moirans, Montalieu-Vercieu, la forme n'était pas tellement précise.

Par contre, dans certaines communes, on leur donnait l'allure de bonhommes ou de poupées.
C'était le cas à Allières-et-Risset, Cornillon-en-Trièves, la Murette, Nantes et Oris-en-Ratier, Pont-en-Royans, Prébois, Prunières, Quet-en-Beaumont, Quincieu, Renage, Saint-Baudille-et-Pipet, Saint-Etienne-de-Crossey, Saint-Honoré (dans cette commune, les sujets étaient peints au safran), Saint-Laurent et ~Saint-Michel-en-Beaumont, Saint-Marcellin, Siévoz, la Salle-en-Beaumont, Valbonnais, Vienne, Ponsonnas.
Ces personnages en pâtisserie que l'on pouvait acheter aussi sur les marchés des villages - recevaient souvent des noms bien précis rapaudières à Cornillon-en-Trièves, la Motte-Saint-Martin, Valbonnais rapaoudaïri ou rapaoudaire à Nantes et Oris-en-Ratier, La Mure, rapaoudaïras à Prébois , ramandières à Saint-Laurent, Saint-Michel et Quet-enBeaumont, Ponsonnas.

A Saint-Etienne-de-Crossey les gâteaux épousaient la forme de poussins.

Quant 'à Châbons, on préférait accrocher des bugnes au bout des rameaux.